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Reference Range WeeklyNuméro 5
Des cellules immunitaires arrondies rassemblent quelques fils emmêlés dans un paysage cérébral abstrait ; d’autres enchevêtrements restent en place et une petite souris de laboratoire observe la scène sur le côté.

Un vaccin centenaire contre la tuberculose a atténué les lésions liées à tau chez la souris

Le BCG, vaccin contre la tuberculose, sert aussi à traiter le cancer de la vessie. Des études observationnelles chez ces patients avaient révélé une association inattendue : le traitement allait de pair avec moins de démences. Impossible toutefois de savoir si le vaccin en était responsable, ni comment il pouvait agir.

Une étude publiée dans Science Advances a exploré la question chez des souris PS19, sélectionnées pour développer des enchevêtrements de tau, une protéine qui s’accumule anormalement dans le cerveau. Les souris ont reçu du BCG ou une solution saline à l’âge de 3 mois, puis ont été examinées plusieurs mois après.

Les souris vaccinées avaient moins de tau chimiquement modifiée dans l’hippocampe, une région essentielle à la mémoire. Leur cerveau avait moins rétréci, elles reconnaissaient mieux les objets nouveaux et vivaient plus longtemps.

Le BCG a reprogrammé des cellules immunitaires, qui ont ensuite absorbé davantage de fibrilles de tau. Ce mécanisme pourrait expliquer une partie des résultats, mais reste à confirmer. Les souris PS19 reproduisent les lésions liées à tau, pas toute la maladie d’Alzheimer. Chez l’être humain, l’indice provient toujours d’analyses rétrospectives de patients atteints d’un cancer de la vessie, et non d’un essai. On ignore encore si le BCG protège les personnes de la démence sans risque.

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Sources

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